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	<title>le festin de doudette</title>
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		<title>Marchés ouzbeks</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 06:24:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[ouzbékistan]]></category>

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		<description><![CDATA[En Asie centrale, le marché est le cœur de la ville ou du bourg. Lieu de rencontres et d’échange, il a gardé toute l’importance qu’il avait autrefois chez nous. Récemment, le gouvernement ouzbek a entrepris de réaménager les marchés des principales villes du pays. Couleurs, sons, odeurs et dépaysement assurés.
     
Si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En Asie centrale, le marché est le cœur de la ville ou du bourg. Lieu de rencontres et d’échange, il a gardé toute l’importance qu’il avait autrefois chez nous. Récemment, le gouvernement ouzbek a entrepris de réaménager les marchés des principales villes du pays. Couleurs, sons, odeurs et dépaysement assurés.</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2947" title="marchés ouzbeks #1" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_5750.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2948" title="marchés ouzbeks #2" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_6129.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2949" title="marchés ouzbeks #3" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/P1030522.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2950" title="marchés ouzbeks #4" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_5778.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2951" title="marchés ouzbeks #5" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_6367.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2952" title="marchés ouzbeks #6" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_6358.jpg" alt="" width="215" height="300" /></p>
<p>Si vous avez la chance de passer par l’Ouzbékistan, ne manquez jamais de visiter le bazar du lieu où vous vous trouvez. Ici comme ailleurs, la visite du marché local renseigne le voyageur sur l’état économique du pays et sur la qualité de vie qui y règne. En été, les marchés ouzbeks montrent un pays de cocagne où l’agriculture s’est relevée des déboires de l’ère soviétique : fruits, légumes, herbes, épices, fruits secs, viande, vêtements, objets du quotidien, on y trouve tout et la profusion y est de mise.</p>
<p>Que ce soit Chorsu, le bazar de Tashkent à deux pas de la madrasa Kukeltach, ou celui de Samarcande à l’ombre des ruines de la gigantesque mosquée Bibi Khanum, ou celui de Boukhara derrière le magnifique mausolée des Samanides, ou celui d’Andijan dans la vallée de la Ferghana, les marchés ouzbeks vibrent de vie, de couleurs, de parfums, de cris, de musique&#8230; Tous ont été réaménagés selon le même principe : des bancs construits en dur sous un auvent que les commerçants et les producteurs locaux peuvent louer au mètre et à la journée. Organisés par type de produits, les marchés ouzbeks sont le cœur de la vie commerciale dans ce pays où les supermarchés restent exceptionnels.</p>
<p>À la belle saison, les étals croulent sous les montagnes d’herbes diverses, de tomates, de carottes oranges ou jaunes (indispensables pour préparer le <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/restaurants/paris/tchaikhana-de-boukhara-2540" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">plov</span></a> national), d’abricots, de pêches&#8230; D’extravagantes pyramides de carottes râpées orange fluo voisinent avec des dizaines d’épices en vrac. Chacun vend sa production : poissons frits, brochettes, gâteaux, nougats, boules de <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/ingredients/fromages/kurut-1866" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">kurut</span></a>, etc. De petits jerrycans d’huile de coton (l’huile table ouzbek) attendent le client à côté de collines de pastèques ou de célèbres melons de la Ferghana.</p>
<p>Dans les bourgs, les marchés sont plus modestes, moins organisés, plus poussiéreux, mais tout aussi peuplés de personnages directement sortis d’une enluminure persane. À l’extérieur du marché, le parking des ânes, immense, donne une idée de la popularité de ces lieux où tout s’échange : les biens, les nouvelles, les promesses&#8230; Longue vie aux marchés ouzbeks et à ceux qui les font vivre, qu’ils puissent résister longtemps aux sirènes des supermarchés et de la grande distribution, et rester le cœur battant des peuples d’Asie centrale.</p>
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		<title>Pljeskavica</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 06:33:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Viandes]]></category>
		<category><![CDATA[serbie]]></category>

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		<description><![CDATA[Pljesquoi ? Voilà un mot bien compliqué pour désigner un hamburger&#8230; Mais ne vous y trompez pas, la pljeskavica est bien plus qu’un steak haché : de taille impressionnante, ce mélange de viandes nous vient des pays de l’ancienne Yougoslavie où les autochtones lui vouent une passion carnivore.

La pljeskavica (пљескавица, prononcez « plièskavitsa ») est une spécialité des Balkans, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pljesquoi ? Voilà un mot bien compliqué pour désigner un hamburger&#8230; Mais ne vous y trompez pas, la pljeskavica est bien plus qu’un steak haché : de taille impressionnante, ce mélange de viandes nous vient des pays de l’ancienne Yougoslavie où les autochtones lui vouent une passion carnivore.</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2891" title="pljeskavica" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7775.jpg" alt="" width="432" height="610" /></p>
<p>La pljeskavica (пљескавица,<strong> </strong>prononcez « plièskavitsa ») est une spécialité des Balkans, de la Slovénie à la Bulgarie. Ce hamburger géant (une petite vingtaine de centimètres de diamètre) est beaucoup plus dense et riche que son homologue américain. Il a la particularité d’être préparé à partir du mélange de plusieurs types de viande : bœuf, agneau, porc, veau, selon les recettes. Chaque boucher possède sa recette de pljeskavica où peuvent entrer du gras de rognons de bœuf ou de mouton, de l’échine de porc, du bicarbonate de soude, de l’eau minérale gazeuse&#8230; Le mélange doit être élastique, dense, goûteux et homogène.</p>
<p>Les pljeskavica sont traditionnellement (bien) cuites au barbecue. Selon la région, elles peuvent être servies avec des oignons frais, du <em>kajmak</em> (« kaïmak », une sorte de crème épaisse un peu acide que l’on peut trouver dans les <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/marches-bazars-et-epiceries/paris-marches-bazars-et-epiceries/mervan-1259" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">épiceries turques</span></a> ou yougoslaves), des frites, des concombres ou de l’<em>ajvar</em>, une purée froide de poivrons et d’aubergines parfumée à l’ail. Parfois, les pljeskavica sont fourrées au <em>kashkaval</em> (un fromage similaire au <em>caciocavallo</em> italien), au jambon ou aux champignons. Enfin, ils arrivent qu’elles prennent un petit air américain dans une sorte de pain pita, la <em>lepinja</em>.</p>
<p>Le terme « pljeskavica » vient du verbe « pljesak », un terme régional qui signifie « frapper dans les mains ». Chaque année, la ville serbe de Leskovac, considérée comme le berceau de la pljeskavica, organise un festival en son honneur. Des centaines de milliers de personnes viennent se régaler et assister au concours de la plus grande pljeskavica (le record mesurant 1,2 m de diamètre et pesant 45 kg&#8230;). À Paris, le <span style="color: #ff6600;"><span style="color: #000000;">restaurant serbe <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/restaurants/paris/zavicaj-2781" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">Zavicaj</span></a> e</span></span>n sert d’excellentes.</p>
<p><strong>Pljeskavica</strong></p>
<p>Pour 4 pljeskavica</p>
<ul>
<li><em>300 g de bœuf haché gros</em></li>
<li><em>300 g de veau haché</em></li>
<li><em>300 g de porc haché (échine, joue, poitrine)</em></li>
<li><em>1 oignon haché menu</em></li>
<li><em>1 cuillère à café de sel</em></li>
<li><em>1 cuillerée à café de paprika</em></li>
<li><em>1 cuillère à café de poivre</em></li>
<li><em>40 ml d’eau minérale gazeuse</em></li>
</ul>
<p>Dans un saladier, mélangez les viandes, l’oignon, le sel, le paprika, le poivre et l’eau gazeuse. Mélangez doucement avec les mains, couvrez et réservez au réfrigérateur toute une nuit.<br />
Divisez la viande en quatre boules. Placez-en une entre deux feuilles d’emballage plastique alimentaire et aplatissez-la avec la base de la paume jusqu’à obtenir une galette de 15-18 cm de diamètre et d’un petit centimètre d’épaisseur. Répétez l’opération avec les autres boules et réfrigérez les pljeskavica pendant une heure.<br />
Faites chauffer une poêle ou un grill à feu vif, et faites griller les pljeskavica en les retournant souvent jusqu’à ce qu’elle soient bien dorées (environ cinq minutes). Servez avec des oignons frais émincés, des concombres et, à défaut de kajmak, de la crème fraîche épaisse.</p>
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		<title>Épiceries iraniennes de Paris</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 06:25:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[iran]]></category>

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		<description><![CDATA[Si la cuisine perse est l’une des meilleures du monde, la préparer exige parfois de disposer d&#8217;ingrédients particuliers. Les Parisiens ont la chance de pouvoir se ravitailler dans plusieurs épiceries spécifiquement iraniennes. Ailleurs, il faut tenter sa chance dans des épiceries libanaises ou turques, plus courantes. 
 
Pour cuisiner un bon khoresh, un ghormeh sabzi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si la cuisine perse est l’une des meilleures du monde, la préparer exige parfois de disposer d&#8217;ingrédients particuliers. Les Parisiens ont la chance de pouvoir se ravitailler dans plusieurs épiceries spécifiquement iraniennes. Ailleurs, </strong><strong>il faut tenter sa chance dans des épiceries libanaises ou turques, plus courantes. </strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2931" title="épiceries iraniennes #1" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7617.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2932" title="épiceries iraniennes #2" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7619.jpg" alt="" width="215" height="300" /></p>
<p>Pour cuisiner un bon <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/recettes/viandes/khoresh-de-poulet-a-la-sauce-noix-et-grenade-364" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">khoresh</span></a>, un <em>ghormeh sabzi</em> (ragoût aux herbes) ou un <em>polo</em> (riz garni), spécialités perses, il faut trouver les bons ingrédients. Dans le petit Téhéran du 15e arrondissement de Paris, rue des Entrepreneurs, il n’y a que l’embarras du choix puisque ce sont quatre épiceries iraniennes qui cohabitent à quelques numéros d’intervalle (et proches de l’excellent traiteur <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/restaurants/paris/so-rice-1503" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">Mazeh</span></a>). Elles proposent divers produits proche- et moyen-orientaux classiques (comme ceux des <span style="color: #000000;">épiceries libanaises</span>), ainsi que des produits typiquement perses. En voici quelques-uns.</p>
<p>Au rayon des fruits séchés, pour faire un bon riz à l&#8217;iranienne, ne manquez pas les baies d’épine-vinette (<em>zereshk</em>), les citrons perses (entiers ou moulus, <em>limu-omani</em>), les griottes (<em>albalu</em>) ou les grains de grenade (<em>nardun</em>). Parmi les herbes et les épices, toutes sortes de mélanges pour les khoresh (dont le subtil <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/ingredients/fruits-et-derives/coings-farcis-a-l’iranienne-2240" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">advieh</span></a>), les fleurs de coing (<em>gol-e beh</em>, dont on fait une pâte), les mélanges d’herbes pour le ghormeh sabzi, le poireau et l’ail sauvages (<em>valak</em> et <em>barhang</em>), les échalottes perses (<em>musir</em>), le célèbre <span style="color: #000000;">safran</span> iranien (<em>za’feran</em>) ou l’<a href="http://www.lefestindedoudette.fr/ingredients/epices/ajowan-2818" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">ajowan</span></a> (<em>zireh-ye kuhi</em>). Essayez la <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/ingredients/fruits-et-derives/melasse-de-grenade-178" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">mélasse de grenade</span></a> (<em>rob-e anar</em>) ou le verjus (jus de raisins verts, <em>ab ghureh</em>).</p>
<p>Au rayon frais, en saison, les étonnants citrons perses (complètement dépourvus d’acidité), les prunes encore vertes (<em>gojeh-sabz</em>) et les amandes fraîches (<em>chaghaleh</em>) à grignoter salées, et de superbes grenades. Le fromage perse (<em>panir</em>, proche de la féta) voisine avec le <em>kashk</em>, une pâte plus ou moins épaisse préparée à partir de petit-lait (lactosérum) déshydraté, et dont on assaisonne divers plats (en particulier, la purée d’aubergines). Attention, le goût du kashk est un élément typique de la cuisine perse qui ne convient pas à tous les palais&#8230; Ces épiceries proposent également toutes sortes de pains plats et de pâtisseries de la famille des <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/recettes/desserts-et-sucreries/baklava-2015" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">baklava</span></a>, des ouvrages sur l’Iran, des CD de musique perse, de la vaisselle, etc.</p>
<p>Seule ombre au tableau, aucune de ces épiceries n’est vraiment accueillante. Le gourmand non perse qui s’y aventure se sent un peu surveillé et les épiciers ne semblent pas très désireux de faire connaître leurs produits. On est loin du proverbial sens du commerce des épiciers libanais ou <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/marches-bazars-et-epiceries/paris-marches-bazars-et-epiceries/mervan-1259" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">turcs</span></a>. Pour cette raison, nous ne pouvons vous en recommander une en particulier. Dommage&#8230;</p>
<p><em>Les épiceries iraniennes de la rue des Entrepreneurs -  75015 Paris<br />
Persépolis (au 57)<br />
Eskan (au 62 bis)<br />
Sepide (au 62 ter)<br />
Bazartche (au 72)</em></p>
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		<title>Têtes de violon</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 06:32:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Légumes]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>
		<category><![CDATA[québec]]></category>

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		<description><![CDATA[On appelle « têtes de violons » les jeunes crosses de certaines fougères, avant qu’elles se déroulent. Riches en protéines, les têtes de violons ne peuvent être mangées qu’après une préparation particulière destinée à neutraliser leur toxicité. Fraîches ou conservées dans du vinaigre, elles sont très populaires au Québec.

Dans de nombreuses régions du monde, dont le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On appelle « têtes de violons » les jeunes crosses de certaines fougères, avant qu’elles se déroulent. Riches en protéines, les têtes de violons ne peuvent être mangées qu’après une préparation particulière destinée à neutraliser leur toxicité. Fraîches ou conservées dans du vinaigre, elles sont très populaires au Québec.</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2881" title="têtes de violon" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7696.jpg" alt="" width="432" height="610" /></p>
<p>Dans de nombreuses régions du monde, dont le sud-ouest de la France, les jeunes crosses de fougère sont traditionnellement récoltées au printemps pour être consommées. Si cette habitude alimentaire tend à disparaître chez nous, elle reste bien vivace au Japon et chez nos cousins canadiens. Les têtes de violons font d’ailleurs partie des spécialités culinaires des provinces de l’Est canadien où leur consommation était déjà largement répandue chez les populations amérindiennes autochtones.</p>
<p>En Amérique du nord, les têtes de violons proviennent de la fougère-à-l’autruche (<em>Matteuccia struthiopteris</em>), alors qu’en France et au Japon, les crosses sont cueillies sur la fougère-aigle (<em>Pteridium aquilinum</em>). Dans les deux cas, ces fougères sont toxiques et peuvent provoquer nausées, diarrhées et maux de ventre dans les heures qui suivent leur consommation. La fougère-aigle semble plus toxique que la fougère-à-l’autruche et certaines études suggèrent même un effet cancérigène lors de consommation de fougère-aigle sur de longues périodes.</p>
<p>Pour éviter les effets toxiques des têtes de violon, il est nécessaire de cueillir l’extrémité des crosses de fougère lorsqu’elles sont encore complètement enroulées (éliminer celles qui commencent à se dérouler), de les laver à grande eau et de les faire bouillir quinze minutes dans une eau bicarbonatée avant de les cuisiner.</p>
<p>Très riches en manganèse et en cuivre, les têtes de violons sont croquantes et possèdent une saveur proche de celle de l’asperge. Une fois bouillies, elles se cuisinent de multiples façons : sautées, en potage, en salade, en jardinière de légumes, écrasées en pesto, en omelette, avec des pâtes ou un risotto, etc. Au Japon, les crosses de fougère sont préparées en saumure ou dans du vinaigre de saké, et servies en accompagnement.</p>
<p>Les têtes de violon sont difficiles à trouver sur les marchés français sauf sur ceux du sud-ouest au printemps. Il est possible de trouver des crosses de fougère en conserve dans les épiceries fines ou certaines <a href="http://www.terroirsquebec.com/encyclopedie/tetedeviolon" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">boutiques en ligne</span></a>.</p>
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		<title>Kürbiskernöl</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 06:34:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Épices, condiments & herbes]]></category>
		<category><![CDATA[autriche]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous pensez connaître l’huile de pépins de courge, mais connaissez-vous celle de Styrie ? Cette province du sud-est de l’Autriche est célèbre pour ses potirons à huile dont les pépins produisent une huile à l’aspect et au goût uniques. Depuis quelques années, la Steirisches Kürbiskernöl a séduit les plus grands chefs.
 
Produite essentiellement en Autriche et en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vous pensez connaître l’huile de pépins de courge, mais connaissez-vous celle de Styrie ? Cette province du sud-est de l’Autriche est célèbre pour ses potirons à huile dont les pépins produisent une huile à l’aspect et au goût uniques. Depuis quelques années, la Steirisches Kürbiskernöl a séduit les plus grands chefs.</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2894" title="kürbiskernöl #1" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7707.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2895" title="kürbiskernöl #2" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7765.jpg" alt="" width="215" height="300" /></p>
<p>Produite essentiellement en Autriche et en Slovénie voisine, la Kürbiskernöl est issue des pépins d’une espèce particulière de citrouille (<em>Cucurbita pepo var. styriaca</em>) qui, au XIXe siècle, a subi une mutation : ses pépins vert foncé n’ont pas de coque. Ces potirons jaune-orangé pèsent de 8 à 10 kg et n’ont guère de chair. À l’automne, ils sont récoltés et vidés. Les pépins vert foncé sont lavés, grillés à 50°C et séchés. Tout au long de l’hiver, ils sont pressés pour obtenir l’huile : il faut environ 3 kg de pépins pour produire un litre de Kürbiskernöl.</p>
<p>L’huile de pépins de courge de Styrie est connue des chercheurs en optique pour son dichromatisme : sa couleur change selon l’épaisseur de l’échantillon observé. Une couche d’huile de moins de 0,7 mm apparaît vert vif ; plus épaisse, elle est d’un rouge presque noir. Chez soi, ce phénomène est observable au fond d’un saladier : l’huile paraît rouge foncé, sauf sur ses marges où elle est d’un beau vert profond. Très riche en vitamine E et en acides gras essentiels, en particulier en acide linoléique, la Kürbiskernöl a montré une certaine efficacité pour soulager les symptômes de l’hyperplasie bénigne de la prostate. Autrefois, elle était utilisée comme vermifuge contre les ténias.</p>
<p>Dans la cuisine, la Kürbiskernöl s’utilise de mille façons mais elle ne doit jamais être chauffée sous peine de devenir amère. Elle a la particularité d’avoir un goût de noisettes et de cacahuètes grillées, intense, chaud, presque sucré. Lorsqu’on l’utilise, impossible de résister à la tentation d’y plonger un doigt pour la goûter pure ! L’huile de pépins de courge de Styrie est parfaite pour les vinaigrettes (avec du vinaigre de cidre et un peu de miel), dans les soupes (directement dans l’assiette), sur les pâtes, les pommes de terre vapeur et autres légumes chauds, les œufs brouillés, le carpaccio de bœuf, les fromages de chèvre ou de brebis, et même&#8230; les glaces : quelques gouttes sur une boule de glace à la vanille, à la pistache, au praliné&#8230; et vous ne pourrez plus vous en passer !</p>
<p>En Styrie, seulement 70 moulins commerciaux produisent de la Kürbiskernöl. De ce fait, elle est chère et les imitations font florès. Si vous en achetez, vérifiez que la bouteille porte le sceau indiquant l’AOP (l’AOC européenne) et la mention « Echtes Steirisches Kürbiskernöl ». Si, comme nous, vous avez dans vos relations un très gentil Autrichien, peut-être aurez-vous la chance de goûter cette huile dans sa version artisanale&#8230; Sinon, elle peut s’acheter en ligne (par exemple, <a href="http://www.sissy.lu/main/Huiles-alimentaires.c41.html#top" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">là</span></a> ou <a href="https://secure.essig.at/essigladen/catalog/index.php?cPath=22_31&amp;osCsid=4db4bdce36733f118143a8d94a65a9d1" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">là</span></a>).</p>
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		<title>Zavicaj</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 06:17:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[serbie]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré la présence de nombreux Serbes et autres anciens citoyens yougoslaves dans la région parisienne, les restaurants serbes n’y sont pas nombreux. Pour découvrir les spécialités serbes, Zavicaj est un excellent choix. Le cadre et les plats valent bien une petite virée dans le 18e arrondissement.
   
Le restaurant Zavicaj (« Au pays natal ») est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Malgré la présence de nombreux Serbes et autres anciens citoyens yougoslaves dans la région parisienne, les restaurants serbes n’y sont pas nombreux. Pour découvrir les spécialités serbes, Zavicaj est un excellent choix. Le cadre et les plats valent bien une petite virée dans le 18e arrondissement.</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2941" title="zavicaj #1" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7768.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2942" title="zavicaj #2" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7769.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2943" title="zavicaj #3" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7773.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2944" title="zavicaj #4" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7780.jpg" alt="" width="215" height="300" /></p>
<p>Le restaurant Zavicaj (« Au pays natal ») est un petit morceau de Serbie niché au nord de Paris. Vastes tables en bois, bancs, instruments agricoles et vieux clichés aux murs, vaisselle en grès artisanal, le cadre y est chaleureux et campagnard. On s’y sent bien accueilli par la patronne et sa fille, toujours prêtes à vous conseiller et à vous expliquer le menu.</p>
<p>La carte de Zavicaj est riche en spécialités serbes qui, pour ceux familiers avec la cuisine turque, rappellent que les Balkans ont longtemps été sous la tutelle ottomane. En entrée, goûtez l’excellent feuilleté au fromage et aux épinards (proche des <em>börek</em> turcs), le poivron pané et farci au jambon et fromage, servi avec de la crème fraîche, la soupe d’agneau à la serbe ou la charcuterie fumée.</p>
<p>Chez Zavicaj, les plats principaux sont essentiellement à base de viande (les Serbes sont un peuple éminemment carnivore !) : les <em>pljeskavica</em> (le hamburger balkanique géant) nature ou fourré au fromage et aux lardons, des <em>ć</em><em>evapi</em> (des cylindres saucissoïdes composés d’un mélange de viandes hachées), du cochon de lait grillé (plus Serbe, ce n’est pas possible&#8230;), du <em>sarma</em> (chou farci), du <em>kupus</em> et du <em>podvarak</em> (les choucroutes serbes), du goulash, du <em>pasulj</em> (le cassoulet serbe), etc. Pas léger-léger mais délicieux ! Le tout accompagné d&#8217;oignons crus qui se rappellent à vous longtemps, longtemps&#8230;</p>
<p>Les amateurs de sucré ne sont pas oubliés chez Zavicaj. Les desserts y sont à la fois d’inspiration slave, autrichienne et ottomane : par exemple, un savoureux feuilleté aux griottes ou aux pommes (un strudel en plus délicat), le <em>tulumba</em> (une sorte de churros au sirop, très oriental), des <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/recettes/desserts-et-sucreries/baklava-2015" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">baklava</span></a> ou de la <em>krempita</em>, la version serbe du gâteau russe « Napoléon », un cousin du millefeuille avec beaucoup plus de crème et beaucoup moins de feuilles.</p>
<p>Et pour arroser tout ça, du vin serbe (d’excellents cabernet-sauvignon, par exemple), de la bière ou de la <em>rakija</em>, l’alcool blanc de fruits qui dissout toutes les matières grasses ! On sort de chez Zavicaj en se disant que, pour un aussi intéressant mélange d’influences, la cuisine serbe reste un territoire vierge à explorer toutes papilles dehors. Une deuxième virée s’impose !</p>
<p>Environ 30 € par personne, boissons comprises.<br />
Fermé le lundi.</p>
<p><em>16 rue Simplon – 75018 Paris<br />
+ 33 1 42 52 13 12</em><br />
<a href="http://www.zavicaj.fr" target="_blank"><em><span style="color: #ff6600;">zavicaj.fr</span></em></a></p>
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		<title>Mercado do Bolhão</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 06:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Porto]]></category>
		<category><![CDATA[portugal]]></category>

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		<description><![CDATA[Si la visite du Mercado do Bolhão est fortement recommandée par les guides touristiques sur la ville de Porto, la surprise attend le visiteur. Comment imaginer que le marché principal de la deuxième ville du Portugal puisse être dans un tel état de délabrement ? En se promenant dans ses allées, on devine la vie qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si la visite du Mercado do Bolhão est fortement recommandée par les guides touristiques sur la ville de Porto, la surprise attend le visiteur. Comment imaginer que le marché principal de la deuxième ville du Portugal puisse être dans un tel état de délabrement ? En se promenant dans ses allées, on devine la vie qui a dû l’animer autrefois.</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2875" title="bolhâo #1" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7557.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2876" title="bolhâo #2" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7565.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2877" title="bolhâo #3" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7433.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2878" title="bolhâo #4" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_7430.jpg" alt="" width="215" height="300" /></p>
<p>Situé au cœur de Porto, le Mercado do Bolhão est un vaste ensemble de bâtiments néoclassiques enserrant une cour et une galerie. Ces halles ont été inaugurées en 1914 sur un terrain acquis par la ville en 1837 pour réunir les commerçants qui jusque-là tenaient marché dans différents endroits de la ville. Construit sur une pente, ouvert de quatre portes, le Mercado do Bolhão a longtemps été le lieu où les habitants de Porto venaient acheter leurs produits frais et leurs fleurs. Aujourd’hui, malgré son statut de monument historique acquis en 2006, le Mercado do Bolhão se meurt par manque de volonté politique et de fonds.</p>
<p>En une dizaine d’années, le nombre de commerçants du Mercado do Bolhão est passé de 400 à 200. Sur la galerie, les marchands de primeurs proposent leurs produits (souvent directement issus de petits producteurs locaux) sur de pauvres tréteaux prêts à rendre l’âme. Une profonde tristesse règne sur les lieux qui peinent à montrer qu’ils ont connu des jours meilleurs. Les clients sont partis, morts ou attirés par les supermarchés, plus pratiques (le Mercado do Bolhão manque cruellement de parking à proximité).</p>
<p>Depuis les années 1990, des plans de restauration plus ou moins heureux se succèdent mais sans jamais démarrer, faute de fonds. Le dernier plan, proposé en 2007, prévoit la concession du Mercado do Bolhão à des investisseurs privés avec création d’un centre commercial et de logements ne laissant que 3 % de l’espace originel aux activités du marché. Du coup, les commerçants, les riverains et les personnes soucieuses de préserver l’histoire de Porto se mobilisent pour éviter que le Mercado do Bolhão n’abandonne sa vocation première.</p>
<p>Si vous visitez Porto, allez quand même vous promener au Mercado do Bolhão. Vous y verrez les restes d’un monde prêt à être englouti : petits kiosques en bois, fontaines, galerie bordée de fer forgé, fresques en azulejos, le Mercado do Bolhão est une vieille dame dont les charmes peuvent encore être aperçus sous l’outrage du temps.</p>
<p><em>Mercado do Bolhão<br />
Entre la Rua de Fernandes Tomás et la Rua Formosa &#8211; Porto<br />
Ouvert du lundi au vendredi de 7h à 17h et le samedi de 7h à 13h.</em></p>
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		<title>Ajowan</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 06:35:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Épices, condiments & herbes]]></category>
		<category><![CDATA[inde]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment prendre soin de ses tripes lorsque l’on aime goûter aux spécialités les plus exotiques ? Contre l’indigestion et autres soucis digestifs, les Doudes ont un secret qui leur a été donné par un sage du sud de l’Inde : les graines d’ajowan. Cette plante médicinale et aromatique sert également à parfumer féculents, légumes et poissons.

L’ajowan (Trachyspermum [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comment prendre soin de ses tripes lorsque l’on aime goûter aux spécialités les plus exotiques ? Contre l’indigestion et autres soucis digestifs, les Doudes ont un secret qui leur a été donné par un sage du sud de l’Inde : les graines d’ajowan. Cette plante médicinale et aromatique sert également à parfumer féculents, légumes et poissons.</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2912" title="ajowan" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/f5361472.jpg" alt="" width="432" height="610" /></p>
<p>L’ajowan (<em>Trachyspermum ammo</em>, également appelé ajwain, ajmo, omam, etc.) est une plante de la famille du cumin, du carvi, de l’anis et du fenouil, mais ses graines (en fait, ses fruits séchés) ont un fort parfum de thym ou d’origan. Utilisé de l’Égypte à l’Inde, l’ajowan est réputé pour ses propriétés digestives, pour soulager l’indigestion, les maux d’estomac et les flatulences (such a problem!). Dans cette indication, son mode d’emploi est particulièrement pratique en voyage : nul besoin d’eau bouillante, il suffit de mâcher l’équivalent d’une petite cuillerée à café de graines additionnées d’une pincée de sel (avec un peu de jus de citron, c’est encore mieux mais facultatif). Attention, la manœuvre secoue rudement les papilles, mais c&#8217;est le prix à payer pour un soulagement quasi-immédiat !</p>
<p>Les graines d’ajowan sont riches en thymol, un excellent antiseptique. Broyées dans un peu d&#8217;eau chaude, elles sont utilisées sous forme de cataplasme contre les infections respiratoires ou les contusions, ou en inhalation pour chasser les maux de tête. Donc avant de partir en voyage, pensez à emporter un petit sachet de ces graines magiques (faciles à trouver dans les <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/marches-bazars-et-epiceries/paris-marches-bazars-et-epiceries/vsco-cash-carry-1346" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">épiceries indiennes</span></a>).</p>
<p>Dans la cuisine indienne, les graines d’ajowan sont utilisées pour parfumer les féculents (riz, pain, pommes de terre), les légumineuses (les lentilles en particulier), les légumes-racines et le poisson. Avant d’être utilisées, elles doivent être rôties à sec ou dans du beurre (idéalement du <em>ghee</em>, le beurre clarifié) pour augmenter leur parfum. Broyées, les graines d’ajowan sont incorporées à la pâte des <em>pakoras</em> (des beignets à la farine de pois chiche) afin de les rendre plus digestes.</p>
<p>Les poissons cuits au four (par exemple, le délicieux <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/recettes/produits-de-la-mer/saint-pierre-2331" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">Saint-Pierre</span></a>) peuvent être fourrés d’un mélange de graines d’ajowan, de cumin et de coriandre broyées ensemble. Une recette punjabi de marinade pour poisson mélange le sel, le jus de citron vert, le gingembre et l’ail (en purée), le piment séché et les graines d’ajowan. Plus près de chez nous, l’ajowan est excellent sur les pizzas en lieu et place du traditionnel origan.</p>
<p>Puisque la Saint-Valentin arrive, une recette supposément aphrodisiaque : faites tremper des graines d’ajowan dans du jus de citron pendant quelques heures, drainez-les et laissez-les sécher. Répétez l’opération six fois (oui, six fois !!!). Les graines ainsi traitées réveilleront toutes les ardeurs&#8230;</p>
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		<title>Fève Tonka</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Feb 2010 06:32:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Épices, condiments & herbes]]></category>
		<category><![CDATA[brésil]]></category>

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		<description><![CDATA[Récemment, les pâtissiers ont popularisé l’usage de la fève tonka, une graine brune et ridée de quelques centimètres de long importée d’Amazonie. Ses arômes complexes d’amande, de vanille, de chocolat noir et de muscade en font une épice intéressante, apte à redonner une nouvelle jeunesse à des recettes simples ou classiques.

Originaire du nord-est du bassin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Récemment, les pâtissiers ont popularisé l’usage de la fève tonka, une graine brune et ridée de quelques centimètres de long importée d’Amazonie. Ses arômes complexes d’amande, de vanille, de chocolat noir et de muscade en font une épice intéressante, apte à redonner une nouvelle jeunesse à des recettes simples ou classiques.</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2885" title="fèves tonka" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/02/IMG_77511.jpg" alt="" width="432" height="610" /></p>
<p>Originaire du nord-est du bassin de l’Amazone, la fève tonka (également appelé <em>kumaru</em> par les Indiens d’Amazonie) est la graine du teck brésilien (<em>Dipteryx odorata</em>), un arbre de la famille des magnolias. Elle est récoltée après avoir laissé les fruits de l&#8217;arbre sécher pendant au moins une année. Depuis longtemps, la fève tonka est utilisée dans l’industrie des parfums et, autrefois, elle l’était également dans celle de la&#8230; mort aux rats ! Aujourd’hui, elle est prisée des pâtissiers et des cuisiniers pour son parfum complexe, légèrement brûlé.</p>
<p>Comme la noix muscade, la fève tonka est une épice toxique à forte dose : elle contient de la coumarine, une substance anticoagulante puissante longtemps utilisée pour empoisonner les animaux nuisibles ou traiter certaines maladies. Du fait de cette particularité, l’usage alimentaire de la fève tonka est interdit dans certains pays (par exemple, les États-Unis). Son usage doit donc être fait avec modération.</p>
<p>La fève tonka s’utilise râpée avec une râpe à muscade, directement sur les aliments à parfumer, en toute fin ou après la cuisson. Son parfum est complexe : praliné, vanille, caramel, muscade, chocolat noir, musc&#8230; chacun semble y trouver de nouvelles nuances. Si elle est le plus souvent utilisée dans les desserts (en particulier <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/restaurants/valencia-restaurants/riff-2368" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">ceux au chocolat</span></a> ou au rhum, ainsi que les compotes et les confitures), elle se marie également avec certains légumes sucrés : potiron, patate douce, carottes, etc. Certains cuisiniers l’associent aux crustacés ou, comme le <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/ingredients/epices/macis-1815" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">macis</span></a>, aux plats mijotés à base de veau (veau aux carottes, blanquette, etc.).</p>
<p>La fève tonka se trouve assez facilement dans les épiceries fines (par exemple, <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/marches-bazars-et-epiceries/paris-marches-bazars-et-epiceries/izrael-1492" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">Izraël</span></a> à Paris). Elle se conserve une année sans problème. Comme avec la vanille, il est possible de faire du sucre parfumé à la fève tonka en enfermant le tout dans un récipient hermétique pendant quelques semaines.</p>
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		<title>Ramen</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Feb 2010 06:51:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Pâtes]]></category>
		<category><![CDATA[japon]]></category>
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		<description><![CDATA[Loin d’être de simples nouilles japonaises au bouillon, les ramen sont un plat à la variété infinie qui justifie, pour certains, une quête mystique : celle des ramen parfaites. Cette quête est le sujet de « Tampopo », un film de Juzo Itami plein d’humour où un routier cow-boy solitaire devient le coach es-ramen d’une jeune veuve propriétaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Loin d’être de simples nouilles japonaises au bouillon, les ramen sont un plat à la variété infinie qui justifie, pour certains, une quête mystique : celle des ramen parfaites. Cette quête est le sujet de « Tampopo », un film de Juzo Itami plein d’humour où un routier cow-boy solitaire devient le coach es-ramen d’une jeune veuve propriétaire d’une gargotte.</strong></p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2584" title="ramen #1" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/01/ramen1.jpg" alt="" width="215" height="300" /> <img class="alignnone size-full wp-image-2585" title="ramen #2" src="http://www.lefestindedoudette.fr/wp-content/uploads/2010/01/ramen2.jpg" alt="" width="215" height="300" /></p>
<p>Les ramen (prononcez « la-menn ») sont des pâtes fines faites avec de la farine de blé, de l’eau, du sel et une eau riche en carbonates (le <em>kansui</em>, parfois remplacé par des œufs). D’origine chinoise, les ramen ne sont vraiment devenues populaires au Japon qu’après la Seconde guerre mondiale, lorsque la farine de blé américaine a envahi l’archipel. Depuis, les ramen sont devenues l’un des aliments de base et les variations régionales sont nombreuses. D’ailleurs, la mise au point des ramen instantanées est, de l’avis des Japonais, la découverte japonaise majeure du XXe siècle !</p>
<p>Il existe diverses familles de ramen selon la composition du bouillon : <em>shio ramen</em> au bouillon clair à base de poulet, de légumes ou de poisson ; <em>tonkotsu ramen</em> au bouillon crémeux issu de la très longue cuisson d’os et de gras de porc ; <em>sh</em><em>ō</em><em>yu ramen</em> au bouillon enrichi de <a href="http://www.lefestindedoudette.fr/ingredients/epices/shoyu-1918" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">sauce soja</span></a> ; <em>miso ramen</em>, spécialité du nord du Japon, au bouillon épaissi à la pâte de soja, etc. Lors d’un voyage au Japon, il est toujours intéressant de goûter les ramen locales, toujours en harmonie avec les produits du terroir et le climat.</p>
<p>Si vous êtes à Paris, il existe une bonne adresse pour goûter aux ramen « comme au Japon ». Chez Taishoken, pour quelques euros, vous pouvez choisir votre bouillon (au miso ou au shōyu) et les éléments de vos ramen : porc grillé (<em>ch</em><em>ā</em><em>sh</em><em>ū</em><em>)</em>, poireau, fruits de mer, etc. Et toujours le très étrange <em>kamaboko</em>, ces tranches de surimi rose et blanc si typiques des soupes japonaises. Un jour d’hiver, essayez la spécialité d’Hokkaido, l’île la plus au nord du Japon : miso ramen au maïs et au beurre. Vous ressortirez de là ragaillardi et prêt à affronter le froid !</p>
<p>Et pour bien apprécier les ramen, regardez « Tampopo » : au tout début du film, un maître autodidacte donne une leçon de dégustation des ramen au jeune acolyte du héros routier. Vous ne regarderez plus jamais un bol de ramen de la même manière (ni un jaune d’œuf cru non plus d’ailleurs, mais c’est une autre séquence de ce film atypique !)&#8230;<em> </em></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Taishoken</em><em><br />
40 rue Sainte-Anne – 75002 Paris<br />
+33 1 42 61 11 59</em></span></p>
<p><span style="color: #ff6600;"><em><span style="color: #000000;">Pour découvrir ou redécouvrir le très charmant (et sexy)</span> <span style="color: #000000;">«</span><span style="color: #000000;"> <a href="http://www.amazon.com/Tampopo-Watanabe-Yakusho-Nobuko-Miyamoto/dp/B000GG4RMU/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=dvd&amp;qid=1262362492&amp;sr=8-1" target="_blank"><span style="color: #ff6600;">Tampopo</span></a> ».</span></em></span></p>
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